Mes sujets d’études sont les arbres et l’harmonie des sociétés qu’on appelle Forêt.

Mon médium est du fil de cuivre recyclé de l’industrie et toute la palette de ses corrosions.

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Mes sujets d’étude sont les arbres, leurs fractales et l’harmonie des sociétés qu’on appelle forêts. Mon médium est le fil de cuivre recyclé, issu de l’industrie, et toute la palette de ses corrosions.

Un seul sujet aux formes et assemblages presque infinis, un médium simple mais pas sans noblesse qui se travaille avec presque rien. Dans mon travail, je cherche à retranscrire sa dynamique, sa force et sa fragilité à travers un matériau industriel détourné de son usage initial. Chaque sculpture est construite par accumulation, chaque brin de cuivre parcourant l’arbre des racines aux brindilles, dans un processus qui oscille entre rigueur et improvisation.

Mon approche explore également la lumière et les ombres portées. Lorsque la sculpture cesse d’être l’objet d’observation et que seule son ombre devient visible, elle révèle une autre facette de l’œuvre, en constante transformation. Un peu de lumière et quelques grammes de métal suffisent alors à créer l’illusion du vivant.

J’expérimente la matière du cuivre dans toutes ses variations, des fils de 0.18 mm aux câbles de 4 mm, jouant sur l’échelle et la densité pour évoquer différentes essences d’arbres. Par les processus de corrosion, j’altère la surface du métal pour en explorer les nuances : du vert-de-gris aux bleus, jusqu’au noir mat qui absorbent la lumière et redessinent la silhouette de l’œuvre.

À travers ces sculptures, je cherche à traduire la mémoire des saisons, la force du vent, la matière du temps sur l’écorce et les feuillages. Mon travail s’inspire autant des formes iconiques du bonsaï que de l’architecture naturelle des forêts, véritables écosystèmes en perpétuelle évolution.

Toujours en mutation, la forêt se perpétue et s’équilibre, abritant des multitudes d’êtres variés, qui à la fois la constituent et la créent. Comparé à elles, notre développement sociétal semble plus chaotique et surtout moins tolérant et pérenne, alors peut-être aurions-nous dû prendre exemple.

L’arbre est un sujet intergénérationnel et interculturel qui confine à l’universel. Devenu apolitique, aconfessionnel et asexué, alors qu’il a été l’axe du monde, reliant l’humanité à la sagesse. Sagesse que l’on peut sensiblement percevoir parfois, sans savoir l’interpréter.

Cette série d’arbres-sculptures continue d’évoluer, à la recherche d’un équilibre entre la précision du geste, l’imprévisibilité de la matière et l’écho silencieux de la nature.